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5 erreurs à éviter dans la rédaction d’un mail à un influenceur

Vous ne le savez peut-être pas, mais cela fait quelques années que je suis très présente sur les réseaux sociaux, Twitter et Instagram particulièrement. Au fil des années, j’ai fini, plus ou moins malgré moi, par devenir une sorte de “micro-influenceuse”. (Je pense que tous les influenceurs détestent ce mot, mais vu que c’est le mot qui est tout de même le plus utilisé pour les désigner, on se servira ici de ce terme, si vous le voulez bien.) Deux événements m’ont donné envie de vous parler aujourd’hui du mail de proposition de partenariat. Le premier, c’est la récente vidéo de la Youtubeuse Horia, qui exprimait son ras le bol quant aux mails qui “se foutent de sa gueule”. Je vous laisse le lien ici, une vidéo valant mille mots.
Le deuxième, c’est une proposition de partenariat que j’ai reçu il y a quelques jours et qui était tellement parfaite que je l’ai envoyée à des amis en leur disant “Regarde, ça existe!”, avant de réaliser que ce genre de message devrait être la norme. Voici donc une petite liste non exhaustive des erreurs à ne plus jamais (re)faire quand vous contactez un influenceur pour lui proposer un partenariat.

Faire des copier-coller de phrases génériques.

Autant dans mon expérience professionnelle que personnelle, j’ai ainsi été amenée à côtoyer beaucoup d’influenceurs, plus ou moins gros, présents sur différents réseaux et parlant de sujets divers et variés. Et autour d’un verre, le sujet de l’annonceur qui prend l’influenceur pour un panneau publicitaire est très souvent posé sur le tapis, et des anecdotes hilarantes et/ou atterrantes s’ensuivent en général. La chose qui a tendance à revenir le plus fréquemment est le copier-coller de mails. “On a vu ta chaine et on adore” “Tu es le/la candidat.e parfaite pour cette collaboration”. Si votre message est impersonnel, qu’il ressemble à 48 autres mails ouverts et laissés sans réponse (ou ayant reçu une réponse négative) dans la boîte de réception de l’influenceur.se, il y a très peu de chances que votre message sorte du lot et lui donne envie de travailler avec vous. L’objectif étant de montrer que vous voulez réellement travailler avec CETTE personne en particulier et non que vous espérez qu’elle accepte, contre un petit chèque ou un quelconque don de matériel, de vous servir de panneau publicitaire bon marché (et pourtant souvent bien plus engageant). Pour cela, il vous suffit de faire un tour sur ses réseaux sociaux et/ou sa chaîne YouTube et de faire référence au contenu qui vous a donné envie de le/la contacter à la base, en citant une vidéo, un post en particulier, ou un contenu ou type de contenu. “On a bien aimé ta vidéo ou tu parles de tarte au Xanax”/”Ta série sur la peinture sur rognures d’ongles”/”Tes photos de vacances au bord de l’eau à Melun-Plage” Un petit effort de rédaction et vous obtiendrez bien vite un message un peu moins newsletter Carrouf et un peu plus mail qui laisse entendre que vous avez consciencieusement choisi la personne avec laquelle vous souhaitez travailler, pour le contenu qu’elle produit, et pas juste pour son nombre d’abonnés.

Ne pas être clair

Parfois, l’influenceur avec lequel vous souhaitez travailler vit de cette activité. Dans ce cas-là, il reçoit probablement énormément de sollicitations tous les jours, et il passe un temps considérable à trier et à répondre à ses mails (“Comment ça, les instagrammeurs et Youtubeurs ne passent pas leur temps à faire des selfies au bord de la plage ou des photos de leurs assiettes chez Ober Mamma ?”). Dans ce cas là, il est préférable, si vous souhaitez obtenir une réponse, de bien préciser votre proposition et vos attentes.
Gardez en tête que l’influenceur.se ne connaît peut-être pas votre marque, vos produits et/ou vos services. Il ne sait sans doute pas ce que vous lui voulez, comment, pourquoi, dans quelles conditions, et c’est à vous de lui donner ces informations dès votre première mise en contact afin qu’il/elle puisse faire le tri rapidement entre les propositions qui ne l’intéressent pas et celles auxquelles il/elle donnera suite.

C’est plus simple pour tout le monde, car si son temps est précieux, le vôtre aussi, non ?

Sous-entendre que la personne en face ne va pas fournir de travail

Avant de mettre en ligne le fruit d’un partenariat, il faut échanger des mails, définir les termes du contrat, établir un devis, puis une facture, échanger encore des mails, imaginer le contenu, le créer… Après la mise en ligne, il faut encore faire la promotion du contenu, répondre aux commentaires, faire un retour à la marque, etc. De plus, ce travail a une valeur, qui, au-delà du temps passé à préparer et faire ledit post, doit rémunérer aussi le temps et le travail fourni pour créer une communauté active, et qui prendra du plaisir à découvrir votre produit quand l’influenceur.se en parlera, et qui fera confiance à son expertise. Même si c’est un métier qui est sans doute très cool sur bien des aspects, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un métier, et que vous devez traiter avec la personne en face de vous de façon professionnelle. Vous n’êtes pas en train de lui faire un cadeau, vous n’êtes pas en train de parler à votre meilleur.e pote, vous êtes en train de parler à un.e potentiel.le collaborateur.rice. Et même si la conversation peut être détendue, elle doit quand même rester respectueuse du travail de ce.tte dernier.ère. Ainsi, j’espère ne plus jamais avoir à entendre de ma vie un collaborateur répondre “Tu demandes tout ça, juste pour un post???????” (quand en l’occurrence, la somme est plus de quatre fois en-dessous de la moyenne). Si le prix d’un jean Zara vous paraît trop élevé, vous le reposez dans le rayon, vous n’allez pas hurler sur un.e vendeur.se. Si ce genre de message est suivi d’un : “mais pourtant c’est pas beaucoup de travail, tu fais ça pour t’amuser”, sachez que l’on atteint le niveau olympique de la connerie, la natation synchronisée de l’indécence, et dans ces cas-là, c’est votre partenariat qui va boire la tasse.
Exit donc les expressions irrespectueuses et les propositions qui frisent l’indécence; je vous fais confiance pour les reconnaître.

Demander de cacher le fait que le contenu est sponsorisé, ou issu d’un partenariat

En plus d’être immoral, c’est maintenant illégal. L’influenceur.se est obligé.e de préciser la rémunération pour un post, que ce soit via le bouton qui y est destiné sur instagram ou via le petit hashtag qui va bien : #PostSponsorisé, #Ad ou autre. Lui demander de faire ça serait donc particulièrement déplacé et le/la mettrait dans une situation gênante.

Insister lourdement après un refus ou une absence de réponse

En l’absence d’une réponse, renvoyer un mail, c’est ok. Deux, c’est beaucoup, mais ça peut passer. Mais si chaque semaine passée sans réponse de la part de votre interlocuteur s’accompagne d’un mail avec de plus en plus de caractères en gras et en très gros, vous passez juste pour un ex relou, et votre adresse risque de partir dans les spams. À vous de trouver le juste milieu pour relancer sans avoir l’air d’être tapi avec des jumelles derrière un buisson devant la maison de votre interlocuteur.rice.
J’espère que cet article vous aura aidé à y voir un peu plus clair sur les méthodes de rédaction a adopter ou à laisser tomber lors d’une proposition de partenariat, ou que vous aurez découvert les pratiques des “professionnels” avec lesquels les influenceurs doivent traiter chaque jour. Dans un prochain article, on parlera des méthodes à adopter selon moi pour écrire un mail à un influenceur, afin de mettre toutes les chances d’obtenir une réponse de votre côté et pourra donner envie à votre interlocuteur de bosser avec vous.   En attendant, bonne journée et n’oubliez pas de ne pas mettre de crème solaire, ça sert à rien puisque c’est encore l’hiver.

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